DERNIERES NOUVELLES
>
Search

Pierre Moscovici à Athènes

« Je suis à Athènes cette semaine pour appuyer les autorités grecques dans la préparation de ce tournant capital, et organiser au mieux avec elles les étapes qui nous séparent de cette échéance décisive », a noté le Commissaire Européen dans un texte publié dans son site http://www.pierremoscovici.fr.

 

Pierre Moscovici, à Athènes, depuis mercredi soir, a rencontré le premier ministre Alexis Tsipras, le président de la République Prokopis Pavlopoulos, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos ainsi que les dirigeants de l’opposition Kyriakos Mitsotakis et Fofi Gennimata.

Lors de ses déclarations aux médias, il a renchéri « que la Grèce puisse retourner sur les marchés dans de bonnes conditions juste après les turbulences (de début de semaine sur les places boursières, ndlr) est bon signe, ça prouve qu’il y a désormais de la confiance dans le crédit grec, et que tout le monde voit à quel point la situation du pays s’est améliorée ». »Pour le peuple grec la crise est désormais derrière (…) et nous pouvons travailler en vue d’une issue réussie du programme cet été », a-t-il affirmé en soulignant que son but est « que la Grèce redevienne un pays normal avec ses droits et ses devoirs ».

Dans son propre texte, sur son site il a aussi noté:

Huit ans plus tard, c’est la fin de cette époque qui se profile enfin.En août 2018, le troisième programme arrivera en effet à expiration, ouvrant la voie à une nouvelle ère pour le pays.

Il s’agit d’un moment crucial pour la Grèce, mais aussi pour la zone euro. Je suis à Athènes cette semaine pour appuyer les autorités grecques dans la préparation de ce tournant capital, et organiser au mieux avec elles les étapes qui nous séparent de cette échéance décisive.

Pour la zone euro, la conclusion du programme grec signifiera que la crise économique et financière est indiscutablement derrière nous. On le voit au G-20 ou à Davos : Growth is back in Europe ! La fin de l’assistance financière à la Grèce en sera l’ultime symbole.

Pour la Grèce, ce sera l’occasion, enfin, de redevenir un Etat-membre de la zone euro « normal », avec tous ses droits et tous ses devoirs, après des années de sacrifices souvent douloureux. Aucun Etat européen ne s’est réformé plus vite et plus profondément que la Grèce: privatisations, réforme des retraites, de la sécurité sociale, du marché du travail, de l’environnement des affaires, de l’administration, de la fonction publique, de la gouvernance, du secteur bancaire et financier, de la fiscalité, de l’éducation, redressement spectaculaire des finances publiques avec un déficit qui est passé de plus de 15% à 2009 à un surplus budgétaire en 2016… La liste est vertigineuse.

A Athènes, je viens d’abord dire que les perspectives de réussite sont là et bien là. Nous avons un horizon partagé : la Grèce doit être capable de se tenir seule debout sur ses jambes après le programme, et il faut définir ensemble le chemin qui nous y emmène. Il ne s’agit pas seulement de rétablir l’accès de la Grèce au financement de marché: le pays doit aussi renouer avec une reprise durable, riche en emplois et lui permettant de re-converger avec ses voisins de la zone euro.

Ce sera l’enjeu des prochains mois de discussions entre la Grèce, ses partenaires européens, la Commission, et les autres institutions dont la Banque Centrale européenne et le FMI. J’ai bon espoir qu’un accord soit trouvé à l’Eurogroupe du 21 juin.

Deux conditions sont nécessaires – ensemble – à cet effet. En premier lieu, la Grèce devra continuer, dans l’ère post-programme, à mettre en œuvre des politiques économiques et budgétaires saines ; les partenaires européens et les marchés auront besoin ici d’assurances raisonnables. En second lieu, les partenaires européens de la Grèce doivent tenir les engagements qu’ils ont pris concernant les mesures portant sur la dette.

Je souhaite voir demain une Grèce souveraine, prospère et européenne. C’est à portée de main, après le long et douloureux chapitre des années d’assistance financière. Préparer au mieux cet immense tournant : c’est le sens de la visite que j’entame aujourd’hui à Athènes.

Print Friendly



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Do you know this? *